CHARTE DU VOYAGEUR RESPONSABLE

 

Le tourisme durable est avant tout basé sur la notion d’échange et de respect : respect de vos hôtes, respect de leur culture, et respect de la nature. Le voyageur soucieux de s’inscrire dans cette démarche doit donc respecter certaines règles de bonne conduite que nous avons souhaité regrouper ci-dessous. En effet, par ignorance et donc sans le vouloir, les touristes peuvent être la cause d’un certain nombre d’impacts négatifs sur les populations d’accueil, alors qu’un voyageur bien informé est au contraire garant du respect d’un certain équilibre et d’un accueil favorable.

Le voyage permet la rencontre, la rencontre permet la connaissance, la connaissance permet la confiance. (Proverbe bambara)

 

AVANT LE VOYAGE

  • Un voyage s’apprécie d’autant mieux si l’on se documente à l’avance sur la culture, l’Histoire, les habitants et leur mode de vie, le patrimoine, la religion, les croyances du pays visité.
  • J’apprends quelques mots d’espagnol, cela facilitera mon contact avec la population guatémaltèque.
  • Avant de partir, je me documente sur les comportements à adopter ou à éviter afin de ne pas choquer les populations locales : se vêtir de manière trop dénudée ou trop ostentatoire, prendre en photo des enfants sans autorisation par exemple peuvent en effet s’avérer dérangeants pour la population.
  • Je pense à faire des achats responsables pour polluer le moins possible une fois sur place, en particulier lors de séjours en pleine nature (gels douches et shampoings biodégradables) et j’essaye de limiter au maximum les emballages jetables à laisser sur place.
  • Je n’emporte que l’essentiel, et garde de la place dans la valise pour ramener des souvenirs fabriqués localement. Je me renseigne sur la pratique et les limites du marchandage des prix et sur les pourboires laissés aux professionnels : restaurants, hébergements, guides, artisans, commerçants…

PENDANT LE VOYAGE

  • Je respecte les différentes cultures et traditions des peuples que je suis venu voir, je m’adapte et m’enrichis de cette différence.
  • En voyage, je ne suis plus chez moi, mais juste un simple invité. L’expression qui veut que «le client est roi » n’est pas valable vis-à-vis des populations qui m’accueillent, un voyage est loin d’être un produit comme un autre.
  • Il convient bien sûr de respecter les lieux de culte, et de ne pas y entrer si l’accès est interdit aux touristes.
  • Il est important de savoir que sur place, les hôtels et prestations proposées par des locaux seront privilégiés. Je pourrai acheter de l’artisanat et des produits régionaux : c’est un des meilleurs moyens de faire bénéficier directement les populations de l’argent du tourisme.
  • Lorsque je me rends dans une communauté et si je marchande, je le fais avec humour et patience, et je ne m’emporte pas. Un sourire vaut toujours mieux qu’un ton agressif.
  • Avant de prendre une photo, je m’assure que la personne que je photographie est d’accord.
  • Dans les pays en voie de développement, il n’est pas recommandé de distribuer des médicaments directement aux populations. Il est plus prudent de se référer au dispensaire ou à l’hôpital afin de s’assurer qu’un bon usage est fait de ces derniers, et éviter également d’alimenter le marché noir.
  • Je respecte l’environnement du pays qui m’accueille :
    «  Seule l’empreinte de nos pas doit rester derrière nous, laissons le meilleur des souvenirs à nos hôtes. » (Citation issue de la première charte éthique du voyageur écrite en 1996)
  • Ce n’est pas parce que certains pays ne disposent pas de systèmes de ramassage des déchets qu’il faille faire comme certains locaux, c’est-à-dire jeter ses détritus n’importe quand et n’importe où ! Au contraire, nous avons un rôle de sensibilisation à jouer auprès des populations locales, et c’est à nous de donner l’exemple.
  • J’emporte donc des sacs poubelles pour tous mes déchets et je les jette dans une poubelle. Quand il n’y en a pas à proximité, j’attends d’être de retour en ville.
  • Je respecte le silence de la nature. Je parle à voix basse, pour ne pas effrayer les animaux et pour ne pas déranger les autres visiteurs.
  • Je n’attire pas les animaux avec de la nourriture et je ne les nourris pas, cela modifie leur régime alimentaire et peut même leur être fatal.
  • Quand il y a des chemins, je respecte le balisage, évitant ainsi de piétiner la flore.
  • Je ne cueille pas les plantes et fleurs sur mon passage ; certaines espèces sont en voie d’extinction.
  • Je respecte les réglementations en vigueur dans les réserves ou parcs naturels.
  • L’eau potable est une denrée rare qu’il faut utiliser avec parcimonie et éviter de polluer.
  • Je pense à limiter l’utilisation de la climatisation aux fortes chaleurs. Elle consomme beaucoup et participe au réchauffement climatique !

APRES LE VOYAGE

  • Kayala vous propose de compenser les émissions en CO2 de votre voyage en avion jusqu’au Guatemala, et de reverser votre contribution à une association, par exemple avec le programme CO2 Solidaire du GERES. Cela permet d’atténuer l’impact sur le climat des émissions de CO2 dues au voyage en avion, en payant un montant donné pour financer des projets permettant d’économiser une quantité de CO2 équivalente au CO2 émis. Le GERES a notamment des projets de compensation en Amérique Centrale, en installant par exemple des cuiseurs à bois ainsi que des filtres à eau dans les communautés locales: http://www.co2solidaire.org/fr/projets/amerique-centrale/cuiseurs-economes-et-filtres-a-eau.html

De plus, il est intéressant de savoir que le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a lancé depuis 2011 une campagne internationale de « Passeport Vert » qui vise à orienter les touristes vers des choix de vacances responsables. Cette initiative a commencé dans des pays comme l’Équateur, le Costa Rica, les TOM français, l’Afrique du Sud, et se présente sous la forme d’un document contenant des conseils et des astuces pour rendre son séjour plus développement durable.

Pour information : les déplacements touristiques représentent 6% des émissions de gaz à effet de serre et sont donc en partie responsables du réchauffement climatique.

 

L’équipe de KAYALA vous souhaite un excellent voyage !